Bonne année 2019!

Bonne année 2019 à tous!

L’année écoulée a vu la publication de deux livres. Une vie hardie, un essai philosophique et Le taureau d’argent, un roman historico-fantastique. Ces deux ouvrages, comme les précédents sont toujours disponibles.

Actuellement, je travaille sur le premier roman de ma série Agonies, Agonies: Alexandre le Grand. J’avance à grands pas. Par contre, je ne sais pas encore sous quelle forme je le publierai. Peut-être vais-je chercher un éditeur, mais j’étudie aussi de tenter le financement participatif. Ce qui me retient pour l’instant est le côté logistique: il faudrait environ deux cents personnes intéressées pour que cela vaille la peine. cela signifie que je devrais envoyer un nombre égal d’exemplaires dans un court laps de temps, ce qui représente une lourde charge de travail peu intéressant. Je ne peut donc pas prévoir de date de publication pour l’instant.

Je réfléchis également à un second ouvrage pour la série Agonies. Probablement qu’il parlera de la mort du philosophe Socrate. Le Socrate que nous connaissons est essentiellement décrit par Platon. Mais il faut rappeler que Socrate avait aussi comme disciple Antisthène, qui donna naissance au cynisme, philosophie qui prône notamment l’anticonformisme. Cela donne un angle d’attaque intéressant. De plus, cela donnerait une image différente de Socrate.

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Bonne année 2019!

Une vie hardie est disponible dès aujourd’hui!

Le soleil brille haut et la journée sera la plus longue de l’année. Voici donc le solstice d’été. Depuis les temps les plus reculés, les hommes l’ont célébré. Encore aujourd’hui, en Suède par exemple, la fête de la midsommar perpétue cette tradition.

Mais c’est aussi le jour de parution d’Une vie hardie. Vous y trouverez une vision de l’existence qui vous aidera peut-être dans votre quotidien. Si votre vie est déjà parfaite ; ), vous (re-)découvrirez quelques philosophes illustres et leur pensée.

Vous pouvez le commander pour CHF 14.00 en version papier et CHF 9.00 en version électronique. Il existe plusieurs modes de paiement: facture, virement bancaire, carte de crédit ou PayPal.

Pour ceux qui ne les ont pas encore, n’hésitez pas à acquérir également De bric et de broc, mon recueil de poèmes et Uryelle, mon recueil de nouvelles fantastiques.

Deuxième épreuve d’Une vie hardie

J’ai terminé les corrections de la première épreuve imprimée il y a quelques jours. J’ai également saisi l’occasion d’en refaire plusieurs lectures intégrales afin de repérer les dernières erreurs. L’essentiel des modifications a porté sur la couverture, la numérotation des diverses parties et des détails de mise en page. J’ai aussi rédigé des conclusions intermédiaires pour garder une cohérence de structure.

La deuxième épreuve d’Une vie hardie est déjà imprimée. J’attends donc sa livraison. Si elle est satisfaisante, je constituerai un stock et vous pourrez en commander un exemplaire au prix de CHF 14.00 sur mon site, www.pcordonier.ch. Il vous sera également possible d’y obtenir directement une version électronique pour CHF 9.00.

À moins d’un incident de dernière minute, la date de sortie officielle est le 21 juin, date du solstice d’été. Vous bénéficierez ainsi de longues heures de lumière naturelle pour le découvrir ; ).

Deuxième épreuve d'Une vie hardie

Finalisation d’Une vie hardie

Je suis en phase de finalisation d’Une vie hardie. Après de multiples relectures, j’en ai fourni une version provisoire à mes deux complices. Elles m’ont donc apporté leurs corrections et leurs commentaires, de manière très complémentaire d’ailleurs. J’ai ensuite modifié mon texte selon leurs remarques qui me semblaient les plus pertinentes. Je suis maintenant en train de relire l’ouvrage encore et encore afin de peaufiner les derniers détails.

Comme vous l’avez vu dans un article précédent, la première de couverture existe déjà. Je vais devoir également créer la quatrième de couverture et la tranche. Finalement, j’effectuerai la mise en page, puis j’enverrai le tout à l’imprimeur. Le livre n’est pas très long. Il fera entre 60 et 70 pages, mais il est certainement assez dense, si bien qu’une seconde lecture pourrait s’avérer utile. Vous pourrez l’acquérir sous format papier ou électronique, dès le début d’été ou peut-être un peu avant.

Finalisation d'Une vie hardie

Projet d’essai philosophique

Comme vous avez pu le lire, j’ai achevé la rédaction du Taureau d’argent le mois passé. Je me suis donc lancé dans un nouveau projet. Peut-être peut-on le qualifier “d’essai philosophique”? Si nous prenons la définition du mot “essai” donné par le dictionnaire Antidote:

LITTÉRATURE – Ouvrage en prose regroupant des réflexions diverses sur un sujet, sans l’épuiser.

Pour le mot “philosophique”, nous trouvons plusieurs définitions. Celle qui correspond le mieux est celle-ci:

Conception générale, vision du monde ; ensemble de principes.

Les points de départ et d’arrivée sont tous deux philosophiques. Le point de départ consiste à parcourir la presque intégralité (2500 ans) de l’histoire de la philosophie européenne afin de prélever des citations chez divers philosophes de divers courants. Ainsi, le plus ancien est Héraclite d’Éphèse, né vers 540 av. J.-C. et le plus récent est Albert Camus, décédé tragiquement en 1960.

Le point d’arrivée est de proposer une vision du monde et une façon de vivre tel que l’on pourrait rechercher après une remise en question, due à un problème de santé, un deuil, une désillusion face aux schémas classiques, etc. où l’on prend conscience de l’absurdité du monde.

Il comporte actuellement une vingtaine de pages et je suis toujours à la recherche d’un titre. J’en ai dressé une liste, mais aucun ne me satisfait pour l’instant. Vous en saurez donc plus à ce sujet ultérieurement.

 

Une petite phrase marquante: «les sensations se promènent seules dans le monde»

À la bibliothèque de Crans-Montana, mon regard a été capté par un ouvrage au titre étrange: Qui suis-je et si je suis combien. Pour satisfaire ma curiosité, je l’ai donc emprunté. Il s’agit d’un livre écrit par Richard David Precht, philosophe, écrivain et journaliste, ancien professeur à l’université de Cologne. Dans cet essai, il met en lien philosophie et découvertes neuroscientifiques. Ceux qui ont lu la nouvelle 2118 d’Uryelle ont peut-être compris l’intérêt que je porte à ses questions.

La petite phrase «les sensations se promènent seules dans le monde» a particulièrement retenu mon attention. Elle vient de Ernst Mach. Ce dernier est surtout connu pour ses recherches sur les vitesses supersoniques. On dit par exemple que le Concorde volait à Mach 2, c’est-à-dire à deux fois la vitesse du son. Mais le physicien était aussi philosophe. Pour lui, le «moi» tel que ses prédécesseurs tente de décrire n’existe pas. Il est simplement constitué par la palette des sensations provenant du monde qui nous entoure et qui change à chaque instant. Pour lui le «moi» est «insauvable». Voici ce qu’il dit dans sa correspondance avec son ami Hermann Bahr:

«Quand je dis que le moi est insauvable, je veux dire par là qu’il réside dans la perception par l’homme de toutes les choses, de toutes les manifestations, que ce moi se dissout dans tout ce qu’on peut ressentir, entendre, voir, toucher. Tout est éphémère, un monde sans substance qui n’est constitué que de couleurs, contours et sons. La réalité est en mouvement perpétuel, en reflets changeants à la manière d’un caméléon. C’est dans ce jeu des phénomènes que se cristallise ce que nous appelons notre «moi». De l’instant de notre naissance jusqu’à notre mort il se transforme sans cesse».

Si l’on met cela en perspective avec l’évolution des espèces, on prend toute la mesure de la contingence de ce qui fait l’humanité et de notre vie. Notre espèce a évolué en prenant les caractéristiques qui lui ont permis de survivre. Les sensations que nous percevons, ce qu’elles provoquent chez nous, les émotions, et les actions qui en découlent, sont simplement le fruit de la sélection naturelle.

D’autre part, Spinoza (1632-1677) disait «L’homme se croit libre, car il ignore les causes qui le déterminent.» Peut-être avons-nous fait un pas grâce à Darwin (1809-1882) et à Mach (1838-1916). Car nous n’ignorons plus les causes qui nous détermine: c’est les perceptions et notre manière d’y réagir qui nous ont été données par la sélection naturelle. Par exemple, beaucoup d’animaux ne voient pas le rouge. Il est probable que la vision de cette couleur permettait à nos ancêtres de repérer les fruits mûrs et donc plus énergétiques. Cette capacité a donc favorisé la survie des individus qui en était dotée et a été perpétuée jusqu’à nous.

Cependant, nous ne sommes pas plus libres. Nous sommes déterminés par les caractéristiques inscrites dans l’espèce et le milieu dans lequel nous vivons. Ainsi, notre expérience, notamment notre éducation, mais aussi nos succès et nos accidents de vie participent également à nous définir.

Ernst Mach Les sensations se promènent seules dans le monde

Source:
Richard David Precht, Qui suis-je et si je suis combien, 2010
http://espace-holbein.over-blog.org/article-3938617.html