Corinna Bille, l’enfant du pays

Fille d’Edmond Bille, peintre reconnu, Stéphanie Bille née en 1912 à Sierre. Pour rendre hommage à sa mère, Catherine, native de Corin, elle empruntera plus tard le prénom de Corinna.

C’est sa mère qui lui transmet la passion des livres. À seize ans déjà, elle décide de devenir écrivain. «Pour la réussite d’un seul livre, je donnerais le bonheur en amour», dit-elle.

Après un mariage malheureux qui l’emmène à Paris où elle se découvre notamment des affinités avec les surréalistes, elle revient en Valais. Puis, quelques années plus tard, elle rencontre Maurice Chappaz, lui aussi écrivain. Il deviendra son second mari. En 1943, elle publie son premier roman, Théoda, qui est chaleureusement accueilli. Depuis lors, elle ne cessera d’écrire et de publier.

Elle décède à Sierre en 1979. Sa tombe se trouve dans le cimetière de Veyras.

Le Valais est omniprésent dans son œuvre. Un Valais encore terre d’agriculture et d’élevage, où une nature intacte avait beaucoup d’influence sur ses habitants. Corinna Bille obtient en 1975 le Prix Goncourt de la nouvelle pour La Demoiselle sauvage, publiée chez Gallimard.  Plusieurs de ses livres ont été traduits en allemand, italien, anglais et russe.

Source: